mercredi 30 juillet 2008

Chapitre L

Retour à la maison.

J’ai pas mal hésité avant d’écrire cet article, je voulais être sûr d’avoir le recul nécessaire pour éviter de tomber dans un récit de dépressif. Mais il fallait surement que je conclue par le cinquantième et dernier chapitre de ce blog. C’est donc le 30 juillet seulement que je me lance. Je reprends mon récit là où je l’avais laissé au chapitre IL.

Revenus d'Alaska à deux jours du grand départ, ça laisse juste assez de temps pour préparer ses valises, jeter la moitié de ses fringues faute de place, acheter des petits cadeaux pour tout le monde, mais surtout ça nous laisse une dernière occasion de faire une soirée de fous. Des soirées légendaires on en a fait un paquet cette année, j'en ai raconté certaines dans ce blog, j'en ai gardé d'autres dans la discrétion. La dernière en tout cas était sans doute la plus belle, la plus folle, la plus incroyable de l'année. Comme l'a dit si bien dit Max, c'était le bouquet final à l'image de cette année. Je le dis tout de suite, je ne la raconterai pas ici, d'abord parce que très peu de photos ont été faites (et que sans photos, mes récits sont beaucoup plus ennuyeux), et ensuite parce qu'il y a un paquet d'éléments qui doivent rester discrets dans l'intérêt de beaucoup des protagonistes de cette nuit là.
A part ça le moment du retour est inéluctablement arrivé, j'étais le dernier à partir, tous les autres étaient partis la veille. Le départ réserve bien sûr des émotions pas évidentes : la bise à Brian, la dernière nuit à Thunderbird (nuit insomniaque évidemment), le dernier regard sur le campus à l'arrière du taxi, le passage de la 64ème avenue par Granville Street (j'avais demandé au chauffeur de faire un crochet), et le dernier regard sur Downtown et Grouse Mountain depuis le hublot de l'avion.
J'ai passé les deux premières heures du vol à regarder un film qui s'appelle The Bucket List. Un peu que le film est touchant, un peu que j'étais émotionnellement à vif, j’ai pleuré comme une madeleine pendant deux heures (et pourtant ça m’arrive rarement).
Heureusement en arrivant à Marignane, toute la mélancolie s’arrête net, gommée par le caniar, l’odeur des pins, et les cigales. Les retrouvailles avec les amis se passent à merveille, comme si je n’étais jamais parti. Par bonheur, ils n’ont pas changé, ne m’ont pas oublié. On reprend les discussions là où on les avait laissées en août dernier. Et même si les retrouvailles avec le meilleur d’entre eux n’ont pas encore eu lieu (rassurez-vous c’est pour bientôt), c’est bon de les revoir. La vie paisible reprend son cours, c’est la routine dès le lendemain, avec quand même des regards réguliers sur iPhoto, revivre un peu Vancouver Island, Seattle, Whistler, Grouse, Fairview, le 99, San Francisco, Cuba, Marine Drive, le Stepho’s, Osler Street, le Koerner’s, Downtown,…
Et les amis de là bas aussi bien sûr. Ceux que je ne reverrai sans doute jamais autrement qu’en photo: Stephan, Nathan, Brian, Marc, Yann, Marie, Sarah, Victor, Manuel, Luis, Sharhzad, Milena. Ceux avec qui heureusement je garde contact, et que pour certains, on s’est déjà revu : Kathleen, Roxane, Léa, Florence, Caro, Max. Et bien sûr les meilleurs des meilleurs : les deux sgegs (il sonne presque anglais maintenant ce mot), avec qui l’histoire est, je l’espère, loin d’être finie.
Je crois que finalement le recul n’était pas suffisant et je suis quand même tombé dans le mélo. Toutes mes excuses. Un remerciement pour terminer, à tous ceux qui ont lu ce blog, ne serait-ce qu’une fois en passant, j’espère que ça vous a plu. Je me suis bien amusé à l’écrire en tout cas (d’ailleurs merci à Jo de m’avoir donné l’idée). Et une dernière fois : biz à tous.