mercredi 18 juin 2008

Chapitre IL

Road trip (suite).

A nouveau sur la route. La deuxième partie de l'aventure s'est avérée nettement plus passionnante (même si la première était déjà pas mal), avec quelques très grands moments. Pour l'instant nous sommes au matin du troisième jour (quoique c'était peut être le deuxième ou alors le quatrième j'ai perdu le fil).

Toujours beaucoup de cours d'eau au bord de la route.


Ca c'était un village de natifs, avec son lot de totems, bien sûr.

Une petite dédicace au troisième sgeg qui n'était pas de la partie.

Roxane en mode totem.


Fredo et moi en mode chinese (ou japanese, ou n'importe qui fait un V avec ses doigts sur les photos).

La route, toujours la route.

Et encore des lacs.

Toujours le seul même sgeg qui fait pas de photos.

Roxane, devant une montagne.


Au programme de cette journée il était prévu d'aller voir une plaine située sous un volcan, qui lors d'une éruption il y a quelques siècles, a recouvert la plaine de lave, faisant un barbecue avec quelques milliers d'indiens.

Du coup maintenant le paysage c'est lunaire, un peu de végétation est revenue, mais on a vraiment l'impression d'être dans un autre monde.

La lave est recouverte de mousse et lichens.

Là c'est la coulée.


Et voila la plaine.


Un arbre piégé dans la lave, y a laissé un grand trou.

V power, moi je suis la main du haut.




Comme d'hab Fred nous shoot quelques fonds d'écran.

Moi je m'occupe en prélevant de la mousse.

Je m'essaye aussi à la photo.


Bizarrement j'avais mis nettement plus de photos de ce moment dans cet article, mais elles ont disparu et j'ai la paresse de les remettre. Navré.

Après ça, petite pause au bord d'une rivière.

Comme il se doit, concours de ricochets.

Je sais plus si c'est Fred ou Kath qui a gagné, c'est pas moi en tout cas.

On reprend la route.


Il s'est fait une collection de shoot de couchers de soleil, le Fredo.


Et au bord de cette route en fin de journée, deuxième grand moment :

Un ours noir juste au bord de la route.

C'était notre premier, vraiment en liberté. Beaucoup d'émotion, à partir de ce moment là on a scruté les bords de la route pour en voir d'autres.

Encore un grand moment, notre premier caribou.

Et oui la photo est pourrie, ils étaient pas tout près de la route, et ils se sont barrés dès qu'on a essayé de s'approcher. Ca a été une vrai déception. Pas moyen d'en revoir d'autres. Mais bon on a un peu vu ceux là, c'est mieux que rien. Belle bête en plus, nettement plus gros qu'un cerf.

Il me semble que là, on a changé de jour.

Oui c'est ça, c'est le lendemain du premier ours, en revenant de Prince Rupert pour aller vers Hyder. Le jour des ours. Cette fois on en a vu plein (au moins cinq), encore au bord de la route.
Florilège.

Oui pour celle là. Fred s'est approché plus que la prudence ne recommande.


Après les ours, l'ourson.



Après tant d'émotions, les filles décompressent.

En approchant de l'Alaska, on passe devant un glacier bleu, très rare.

Voila c'est bleu.

Et voila l'Alaska.

Quand je pense qu'il y en a qui disent que c'est compliqué de rentrer aux US. Ici la frontière est vide. Le goudron s'arrête pile sur la ligne, seul le côté canadien est entretenu. De l'autre côté: Hyder, 80 habitants. Dernier village avant des milliers de km de fjords déserts. Ces pionniers vivent de la pêche au crabe, et survivent grâce à la ville de Stuart (ville = 800 habitants) juste en face, au Canada. Comme commerces dans Hyder, on compte notre motel qui fait aussi bar et deux magasins, qui vendent de tout. Il y a une poste avec un postier, seul gars de la ville payé en dollar US.

Notre hotel.

Une grande partie du village est à l'abandon, comme par exemple la station service.

C'était surréaliste tout ce village. Je sais pas pour les autres mais moi j'étais scié dans un endroit pareil.




Vous l'avez reconnu, la poste.

Et le magasin.






Là au bout c'est le canada.





Vu qu'on était presque au bout du monde, on a décidé d'y aller vraiment. Dans le dernier village, au bout du dernier ponton au bout de la dernière route.



Un fjord.



Pas sereins du tout, sur le ponton bancal avec des planches moisies, des trous, des craquements, le tout au dessus d'une eau pas bien chaude.


Oui, là on était pas très fiers, mais en même temps on pouvait vraiment pas aller plus loin.


Cette soirée à Hyder a été très particulière, dans le bar de l'hôtel à boire des binouzes avec les quelques habitants qui se retrouvent là tous les soirs. Contrairement à ce qu'on pourrait croire les habitants d'Hyder, pourtant coupés du monde (la première ville est à 2000 km quand même), ne sont pas des vieux cons arriérés (vieux certes ils le sont). J'ai passé un moment à discuter avec une femme de 90 ans qui enchaînait les clopes et les whiskies. On était sans doute dans le seul bar des US où on peut fumer. Elle m'a filé son briquet en souvenir, il a rien de spécial ce briquet.
Le lendemain marquait le début du retour, un quasi non-stop de route d'une vingtaine d'heures avec quand même des pauses resto.

On repasse devant un glacier.


On s'arrête une heure pour aller se promener sur cet immense lac, bien gelé.

Des traces de sang suspectes inquiétantes dans la neige.

Là bas c'est moi. Oui il y avait pas foule sur ce lac.

Et là bas c'est Fred.

Encore moi.

Flo à droite, Fred à gauche.

Malheureusement pour ses baskets et son jeans, Fred a oublié que la galce était toujours fine au bord du lac (crac-plouf).


Les pieds gelés n'attendent pas, on remonte en voiture.

On en est presque à nos adieux au Canada, à ce moment là nous sommes tout proche de la France.


On avait pas encore eu de photo de Fredo qui dort, et comme il n'y a pas de raison qu'il soit épargné :


Des scieries de bois à perte de vue, sur le côté de la route.

Les panneaux traversée de caribous qui nous ont hanté longtemps, pas moyen d'en revoir un.

Et nous sommes donc rentrés à Vancouver au petit matin, à deux jours du grand départ.
Biz à tous.