Dernier post de la série cubaine, il contient le récit de quelques soirées et aventures nocturnes. La qualité des photos de ce post est plutôt moindre, les photos de nuit c'est toujours délicat. En fin de post j'ai fait un petit montage avec les vidéos des concerts auxquels on a assisté durant la semaine. Cela dit la qualité est encore une fois pas terrible, la prise de son d'un appareil photo ou d'un téléphone a tendance à négliger les basses, et pour l'image j'ai du convertir les fichiers une dizaine de fois pour les réduire suffisamment et les rentrer dans ce post.
Les soirées cubaines, c'est avant tout de la bonne musique. Je crois vous l'avoir déjà mentionné dans les posts précédents, mais cet île respire la musique, ici tout le monde joue d'un instrument, et on trouve parmi les meilleurs musiciens de jazz au monde. L'exemple du Buena Vista Social Club est frappant pour ça, parce qu'il illustre bien le fait qu'à chaque coin de rue on peut trouver un virtuose à son instrument.
Le Jazz Café.














Le Jazz Café est un lieu branché de Vedado, avec une immense baie vitrée sur la mer et des jeunes (la vingtaine) musiciens de free jazz, maîtres de l'improvisation.
Un petit aparté sur Vedado, le quartier des américains. Ce quartier a été construit dans la première moitié du XXème siècle pour accueillir les richissimes hommes d'affaires états-uniens qui venaient profiter de ce paradis pour millionnaires qu'était à l'époque Cuba. Le quartier regorgeait donc de casinos (qui n'y sont plus bien sûr), de boites de nuit, de bars, de restaurants et d'hôtels de luxe (tous cela y sont toujours).
La Zorra y el Cuervo.
Le club de Jazz mythique de la Havane, qui a accueilli tous les plus grands. La Zorra y el Cuervo, pour ceux qui peinent en espagnol ça veut dire le renard et le corbeau. Le club sert surtout de tremplin aux jeunes musiciens de jazz cubains, qui peuvent ici jouer devant des têtes d'affiches américaines. En se basant sur les photos affichées sur les murs, on peut en conclure que Jack Nicholson et Clint Easwood ont leurs habitudes dans ce club. Nous on y a assisté à un concerto de clarinette qui reprenait les standards du jazz. Ma culture jazz étant limité, je n'ai reconnu que Luis Armstrong.
Un petit écart du monde de la nuit, pour parler d'un coin super touristique de la Habana Vieja : El Floridita. Le bar de Hemingway. Qui est donc leur principal argument pour attirer les clients. Mais l'endroit est tout de même authentique. C'est un des deux bars mythique de la Havane avec La Boguedita del Medio, dans lequel on est pas rentré, il est toujours plein à craquer.
Les rencontres de la semaine.
Avec qui on a passé une soirée mémorable en boite de nuit à Guanabo, le village où on avait l'hôtel. Ca a été la seule vraie soirée en boit de nuit. La boite en elle même est très sympa, en plein air, avec des drinks vraiment pas chers. Le souci des boites de nuit cubaines, c'est la prostitution. C'est incroyable, on peut pas faire trois pas sans se faire accoster de manière particulièrement insistante. Heureusement on était venus autant de gars que de filles, donc on pouvait faire semblant d'être des couples pour éviter un peu de pression. Mais c'est quand même plutôt choquant. Toujours est-il qu'on a bien déliré avec les deux gars du dessus à finir des bouteilles de rhum à 8h du mat sur la plage.
Ci dessous, quatre filles qui étaient aussi avec nous à cette soirée, je vous épargne les prénoms. Quatre francophones d'Ottawa. L'accent d'Ottawa, c'est grosso modo le même qu'au Quebec (prends en bonne note la petite).


Deux allemands qui nous ont sauvé la soirée au Jazz Café.
En effet alors qu'on était en galère, que toutes les tables étaient prises, ils nous ont invités à la leur, et on a passé la soirée avec eux. Ils étaient vraiment cools, ils connaissaient bien le pays, vu qu'ils en étaient à la fin de leur voyage de six semaines à Cuba (la chance). On devait dailleurs les revoir le lendemain, malheureusement le taxi qui devait nous y amener n'est jamais venu et on a donc loupé le rendez-vous. Ils ont dû nous prendre pour des connards.
En hommage au plus célèbre musicien cubain, membre du Buena Vista Social Club, décédé au début des années 2000 (environ). Il y a quelques années c'était l'endroit où voir jouer le Buena Vista. On y a vu le groupe créé par Compay lui même, dans lequel jouent deux de ses fils. Le groupe s'appelle donc logiquement Los Hijos de Compay Segundo. Ils sont trop forts. C'était la soirée idéale, dîner concerts, avec mojitos et cigares.
Marc en photo avec un des deux fils de Compay.
Stéphane avec l'autre fils.
Et Max, avec le joueur de Tres (guitare cubaine à huit cordes), le meilleur de tout le groupe.
Les retours en taxi.
L'hôtel étant situé à vingt km de La Havane, et les bus pour touristes ne tournant pas la nuit, les retours en l'hôtel se font tous les soirs en taxi. Il y a trois types de taxi à La Havane. Les taxis pour touristes sont des voitures françaises modernes (genre 407) et vous prennent 25 pesos pour La Havane - Guanabo (1 peso = 0,8 euro). La plupart des touristes se contentent de ceux-la, ce sont les taxis officiels, censés être les plus fiables. Ensuite il y a les taxis pour cubains, qui sont des voitures cubaines typiques, c'est à dire des Ladas des années cinquante, dont on se demande encore comment elles roulent. Les touristes ne sont pas censés les prendre, mais c'est toléré. La course vous coûte 20 pesos. Et enfin (ceux que l'on préférait) les taxis clandestins. Des cubains possédant une voiture, qui tournent dans la ville en faisant "psst psst taxi", chaque fois qu'il croisent des touristes. Les prendre est bien entendu rigoureusement interdit. Dans un taxi clandestin, il faut se cacher sous le siège à chaque check point de police, nombreux sur les routes cubaines. Une course dans un taxi clandestin ne coûte que 15 pesos. C'était de loin les plus drôles. Notamment une fois où le chauffeur n'avait aucune idée d'où était notre hôtel, on a tourné une bonne partie de la nuit. On a fini par débarquer par hasard directement sur la plage privée de l'hôtel, que l'on a reconnu instantanément. Heureusement le chauffeur était super sympa, et m'a donné l'occasion de bien révisé mon espagnol. En fait on a sympathisé avec la plupart des chauffeurs (des taxis cubains et clandestins). Les retours en taxi sont vraiment parmi les grands moments du séjour, à rouler à des vitesses insensées (on sait pas à combien la plupart des compteurs de vitesse sur les tableaux de bord ne marchent pas) sur des toutes petites routes toutes défoncées avec toutes les vitres ouvertes, et la musique (cubaine) à fond (représente Como Yo Max).
Quelques photos ô combien intéressantes.
Et le chauffeur en question, on a malheureusement oublié de lui demander son nom. Pour la postérité nous l'appellerons Pablo.
Une bestiole, entre la plage et l'hôtel.
Le restaurant Los Nardos où l'on a très bien mangé. A part les papayes, qui est probablement le fruit le plus dégueulasse au monde, on les as goûté dans deux restos et à l'hôtel, et bien dans tous les cas ça a un goût de vomi. L'avantage de la papaye c'est de voir Marc perdre le concours de pierre-feuille-ciseau, et de devoir finir cette assiette infecte.

Avant le montage vidéo que vous attendez tous impatiemment (et vous avez raison) les photos de la dépression, dans le bus qui nous ramène à l'aéroport.
Marc dort comme d'hab.
Les trois autres essayent de ne pas avoir l'air trop malheureux.
Mais quand même c'est dur de partir, surtout pour retrouver (comme après San Francisco) le froid et la pluie à Vancouver. Cuba c'est le paradis. On termine comme promis cette série de posts en musique. Biz à tous.







