lundi 31 décembre 2007

Chapitre XXXIV

San Francisco (partie 1).

Vous en avez l'habitude, pour raconter les gros trucs, je fais plusieurs posts. Et là c'est du très lourd, je suis parti pour un récit marathon. Le 19 décembre dernier : top à la vachette pour une semaine de tourisme intensif. Tout ça commence au petit matin, par un départ pour Seattle en car avec Roxane (c'est bon, tout le monde connaît Roxane?, dites moi sinon). Pourquoi Seattle? Parce que les vols intérieurs aux Etats-Unis sont beaucoup moins chers, c'est donc mieux de prendre l'avion de là bas. Voila qui fait déjà trois heures de bus, plus un passage de frontière (toujours aussi agréable les douaniers américains, on ne s'en lasse pas). On enchaîne sur deux heures d'avion, sans soucis, et nous voici dans la ville qui va bien. Apres un trajet en métro jusqu'à downtown, et un passage à l'hôtel déposer les affaires, il est déjà huit heures du soir. Au passage l'hôtel en lui même est pas mal, mais en plein milieu du quartier difficile de San Francisco. C'est là qu'on voit qu'aux EU, ils sont pas tous riches les gens. C'était assez folklo, des crackheads un peu partout, de longues files d'attente pour la soupe populaire, les dealers des gangs blacks et latinos qui tiennent les murs. Cela dit on n'a pas eu le moindre problème.
Bref, j'en reviens au récit de la journée, avec Roxane on fait un petit passage par Union Square, une grande place au milieu du quartier des boutiques, à même pas cent mètres d'Ellis Street, le ghetto où on a notre hôtel. C'est à dire que les boutiques de luxe, le Macy's, les rues cosys, ne sont séparés des ghettos que par un block.
Bon il faut que j'arrête un peu les descriptions, sinon on va y passer la nuit. Je ne mets pas encore de photos de Union Square, j'aurai l'occasion d'en reparler on y a été plusieurs fois.
Sur les coups de 9h on retrouve Léa (notre pote de Vancouver, me dites pas que vous connaissez pas Léa?) et une amie à elle, Marie, française aussi, qui fait ses études à San Diego. Tous les quatre, on se met en quête d'un bon restaurant, où passer cette première soirée. Le choix s'arrête sur un Thaïlandais, dans lequel on a pris un bon repas ma foi, quoique un peu épicé au goût de certaines. La soirée s'arrêtera là car il est déjà minuit et les filles veulent être en forme le lendemain, pour attaquer les visites. C'est là que je réalise que je ne suis pas en vacances avec des sgegs, ça me change, surtout au niveau du rythme. Retour à l'hôtel avec Roxane, les deux autres se sont chopés un appartement grâce à un espèce de site entraide-hébergement sur internet. Et fin de la journée 1.

L'attraction de la deuxième journée, ce sont les légendaires cable cars de San Francisco. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une sorte de tramway sans moteur qui pour se déplacer s'agrippe à un cable qui court sur le sol, dans les montées, et qui se laisse glisser dans les descentes (San Francisco n'est que montées et descentes). Le truc ne s'arrête jamais vraiment, il se contente de ralentir aux intersections, on court et on saute pour le prendre, pareil pour descendre. C'est carrément génial.
On l'emprunte donc une première fois avec Roxane, pour rejoindre les filles au cable car museum justement.
Voila à quoi cela ressemble.




Le cable car museum.

C'est aussi là que se trouve l'atelier dans lequel est motorisé le cable pour toute la ville (une bonne odeur de GMP cet atelier).



Bon la visite ne s'éternise pas, il est temps de reprendre le cable car. Au programme une visite rapide de quelques quartiers à voir à San Francisco.

Au premier plan, c'est Marie, la pote de Léa, puis derrière c'est Léa.


On refait un passage rapide par Union Square, qui ressemble à ça.


Puis direction Chinatown (on devient vite en manque de chinois quand on quitte Vancouver quelques jours).



Essayage collectif de lunettes.


Sortis de Chinatown, on enchaîne sur Little Italy, un quartier dans lequel il y a surtout des restaurants, italiens évidemment. Quelques inscriptions sur les murs "Campion del Mundo" (les salauds, celle là ils l'emporteront pas au paradis).

Little Italy vu d'en haut de la côte.



Après on continue de monter au nord, direction le quartier de North Beach, un quartier typique de San Francisco, avec des montées très montantes, des maisons très San Franciscaines.







Au sommet de Telegraph Hill, la colline de North Beach, se dresse la Coit Tower (ne riez pas, elle doit son nom à Madame Coit qui l'a financée, véridique).


Bien sûr, on grimpe au sommet, jouir (sans jeu de mots) de la vue.


La toute petite île au milieu (celle avec un bâtiment et un phare), c'est la légendaire prison d'Alcatraz, j'aurai l'occasion d'en reparler.

Le business center.



Et au fond le magnifique Golden Gate Bridge, dont je reparlerai plus tard également.

Un post sur les EU sans drapeau américain, inconcevable.

L'après midi s'achève, on redescend de la tour, redescend de Telegraph Hill. En passant devant un marchand de journaux, on a comme un petit goût du pays.




Oui, ces photos ont bien été prises à San Francisco, Californie.

On passera cette seconde soirée dans Little Italy, resto italien donc cette fois, pour déguster des vraies pizzas, pas une abomination de Pizza Hut, les premières pour moi depuis août dernier. Dans ces cas là, on apprécie.
Et puis voila, sortis du resto vers minuit (mais où a filé la journée?), il est temps de rentrer. Fin de la journée 2.
Les journées 3 & 4 dans le post suivant, je fatigue là.
Biz à tous.

lundi 17 décembre 2007

Chapitre XXXIII

Vie sur le campus (partie 2).

Suite du récit de quelques soirées représentatives de ma vie ici. Vous vous souvenez que dans le dernier post on fêtait les anniversaires de Léa et Jo. Et bien peu de temps avant ça, on avait fait une surprise pour chacun d'entre eux, en gros débarquer à l'improviste le jour j avec un gâteau, du champagne et une carte d'anniversaire. La première était donc pour Jo, surprise assez réussie, je ne pense pas qu'il s'y attendait. C'était plutôt sympa, merci aux filles de cette bonne idée.
Le traditionnel exercice de souffle.


L'équipe au complet.

Fred.

Moi.

Flo.

Jo. 
Rassurez-vous il est allé chez le coiffeur peu de temps après cette soirée (contrairement à Fred, qui s'enfonce dans la barbarie).

Léa.

Et Roxane.

Et comme souvent il n'y a pas de photo de Kathleen, vu qu'en général c'est elle qui les fait. Merci à elle pour ça.

Donc rebelote le lendemain, cette fois chez Léa. Evidemment ce genre de surprise ça ne peut pas marcher deux fois d'affilées. En plus on a été contrarié par une coupure d'électricité sur tout le campus. Du coup Léa a débarqué chez Kathleen en plein préparatifs. Heureusement pour la photo, elle joue bien la surprise.


On dirait pas comme ça en voyant les photos, mais là, on est dans le noir.

D'où la lampe de poche tenue par Roxane.

Voila ce que ça donne sans le flash.

Bon dans notre quête de lumière (aucune allusion religieuse) on quitte le campus pour Kitsilano, un quartier qui bouge un peu, pas très loin du campus.
A l'arrêt de bus, Fred applique sa technique de lutte contre le froid et la pluie simultanés.


On a atterri, je ne sais plus trop comment dans un bar, où on représentait la moitié de la clientèle (on devait être une bonne vingtaine).




Photo moyennement utile, mais qui est là parce que c'est la seule avec Fred dessus.


Soirée suivante.

Celle là elle ne date pas d'hier. C'était un repas organisé par Fred, Jo et moi, à l'apart de Jo, qui est notre deuxième maison à Fred et moi, vu qu'on prend l'intégralité de nos repas là-bas. Oui, je n'ai pas encore mis les pieds dans ma propre cuisine.
Comme nous, on ne fait pas les choses à moitié, on avait prévu un repas carrément classieux. Ca a été la pression tout l'après-midi pour arriver à tout faire. Normalement j'aime pas trop cuisiner, mais dans ce pays pour bien manger, la cuisine c'est obligatoire.

Le menu dans l'ordre : 
Salade verte, tomates, noix, et toasts de chèvre.
Poulet sauce moutarde (Fred est le champion toute catégorie du poulet, et Jo mastérise la sauce, donc ils ont collaboré sur celui là).
Plat de légumes indéfini fait par moi même. En fait je voulais absolument cuisiner des aubergines, donc j'étais parti sur une recette de moussaka végétarienne mais il me manquait la moitié des ingrédients, donc j'ai bifurqué en cours de route vers une ratatouille simplifiée principalement à base d'aubergines et tomates. Je dois dire que le résultat était pas dégueulasse.
Plateau de fromage (fait avec ce qu'on a pu trouver, la micro bouchée de camembert coûte 10$ ici).
Cakes signés Brian (un au citron et un au chocolat).

Je me rends compte que j'ai sans doute oublié de parler de Brian. Brian est probablement une des meilleures choses qui nous soit arrivé ici. C'est un des colocs de Jo. Entre Jo, Fred et moi, on a donc neuf colocs sur le campus, Brian est le seul qui bénéficie d'une faculté de communication, les autres étant des autistes. Ce mec est californien, et il nous a rejoint dans notre vie en communauté, c'est à dire que tous les quatre, on prend tous nos repas ensemble, on fait toutes les courses, la cuisine à quatre. Brian, qui ne parle pas français, est le garant de nos progrès en anglais.

Les invités se sont chargés d'amener le vin, ce qui est bien utile à Fredo pour la dernière ligne droite du poulet.


Mais je ne vous ai pas tout dit pour le menu, le clou du spectacle, le pain fait maison.


Et ça entre nous c'est un petit exploit vu la gueule de leur levure. Oui le petit pot bizarre sur la photo du dessous, c'est de la "levure".

Fred et Jo ont dû travailler trés dur pour nous faire du bon pain dans ces conditions, mais l'essentiel c'est qu'ils ont réussi. De toute façon nous, on aime la difficulté.


Pendant qu'ils galérent avec le pain, moi je galère avec mes abergines. En faire dégorger cinq kilos d'un coup (sans gros sel) c'est loin d'être évident (en tout cas pour moi).


Bon retour à la soirée.
Roxane et Max ont le même téléphone que tout le monde ici. Je ne sais pas ce qu'il a de spécial. Moi j'aime bien le mien.


On check l'entrée.

Pendant que Max réalise son fantasme : mettre KO un gars qui mesure 60 cm de plus que lui. Le gars en question c'est bien sûr Victor.

Léa dit qu'elle n'y est pour rien (ce qui en soi est louche).

Et voila l'homme dont je parlais plus haut : Brian, qui est donc sorti de la cuisine (le joke original du moment).
Oui Brian joue de la guitare.

Brian joue aussi du banjo.

Dommage qu'il ne soit pas aussi bon dans la cuisine. Le problème c'est pas que ses plats soient mauvais, non non ils sont mêmes très bons. Le problème c'est qu'il y en a systématiquement la moitié qui finit par terre. Il a un pouvoir pour ça.

Soirée suivante.

Cette fois ci ce sont les filles qui organisent. Et l'idée directrice c'est un sushi dinner. Manger des sushis, c'est un truc qu'on fait souvent ici, là l'originalité venait du fait de ne pas aller chercher les sushis au japonais du coin, mais de les faire nous même. En fait on a pas vraiment fait des sushis, on a fait des rolls (genre california ou philadelphia pour ceux qui connaissent), ce qui est bien plus difficile. Parce que les sushis quand on y pense, c'est jamais qu'un bout de poisson cru sur du riz.
Et bien nos rolls était très sophistiqués. Kathleen, Roxane et Léa se sont relayées à la confection. Florence avait eu la bonne idée d'aller acheter des rolls faits par des pros pour pouvoir comparer. Et bien les nôtres tenaient la comparaison.

Jugez plutôt.

Et voila la machine à roll.

Léa en pleine action.

Roxane également.

Fred n'en croit pas ses yeux ("Whaouah, du riz sur une assiette").


Etape très importante, le découpage. Pas évident à faire.

Quand à moi j'ai décidé d'apporter ma pierre à l'édifice, en terminant tout mon riz enduit de sauce teriyaki (et donc beaucoup plus glissant), sans recourir à la fourchette.

Et oui l'exploit est de taille. Je donnerai des cours à qui veut en rentrant.

Chacun son exploit. Jo décide d'engloutir en une bouchée, un roll de quatre fois la taille réglementaire.

Ca va passer?

Ca passe.

Fred essaye à son tour.

Et ça passe aussi.

Ils ont quand même du mal à s'en remettre.


Et voilà c'est tout pour cette soirée.

Je crois que ces quelques photos reflètent bien la vie que l'on mène ici. Bon j'avoue que ces deux derniers posts étaient d'un intérêt mineur, mais en même temps j'avais rien de palpitant à raconter, et ça m'a permis de jouer la montre. Parce que dés demain je pars à San Francisco, ce qui veut dire que dans une semaine je vais revenir avec du très lourd à envoyer sur le blog.
D'ici là, biz à tous. Et joyeux noël.